Marinier d’amour je m’en vais
Naviguant sur la mer profonde
Sans espoir, en nul port du monde,
De jeter mon ancre à jamais.Au loin une étoile je vois
Qui me darde des étincelles
Plus belles que ne furent celles
Que vit Palinure autrefois.Ô clair astre luisant et beau,
Par le feu duquel je m’affine,
Si je perds ta clarté divine,
Je descendrai sous le tombeau.
CervantèsDon Quichotte de la Manche, tome I, p. 495